Freetorun

[VOIR] « Free to run » sur Arte

Le documentaire qui te donne envie d’enfiler de vieilles baskets et de ne plus te poser de questions !

« C’est quelque chose qu’on fait par soi-même. On invente sa course. Personne ne t’aide, personne ne t’influence. Tu es juste dans la nature. Il n’y a que toi et le monde. »

Free to Run retrace avec positivisme l’histoire merveilleuse de la course à pied. Aujourd’hui perçue comme une activité ordinaire, il n’en a pas toujours été ainsi. Dans les années 60, courir était perçu comme un loisir solitaire, marginal, et surtout déconseillé aux femmes.

Alors que des figures emblématiques commencent à rendre l’athlétisme fédérateur au cours des années 70, tels que le très célèbre américain Prefontaine mais aussi la revue suisse Spiridon, les foules américaines mais aussi européennes vont peu à peu s’intéresser à cette pratique non-professionnelle de l’athlétisme.

Parallèlement, s’initie une merveilleuse course d’endurance pour les femmes qui se battront plusieurs années avant d’obtenir le droit de participer aux courses organisées.

Une des pionnières de cette lutte est Kathrine Switzer. Toute première coureuse à terminer le marathon de New-York (sous un acronyme pouvant être aussi bien féminin que masculin), Kathrine finira par réussir à rendre le marathon féminin accessible aux Jeux Olympiques en 1984. Lorsque Joan Benoit franchira la ligne d’arrivée, c’est une profonde émancipation de la femme qui va s’opérer dans le monde entier : « Pour moi ce moment fut aussi important que le droit de vote des femmes. Car c’était l’acceptation physique de la femme au sein de la société […]. Cela a changé pour toujours l’opinion des gens au sujet du potentiel des femmes. » (Kathrine Switzer)

La démocratisation oeuvre mais sera rapidement dépassée par une consumérisation du loisir. En effet, les gains que peuvent générer un marathon encouragent les villes du monde entier à organiser les leur et les marques à s’en emparer. Le terrible ouragan Sandy qui ravagera une partie de New-York en 2012 montre le point culminant de la distance sociale existant entre marathoniens et habitants. Alors que des centaines de New-Yorkais se retrouvent sans électricité, des marathoniens (dont le salaire moyen environne les 100 000 dollars par an), décident de maintenir leur course devant des habitants abasourdis.

Alors que des valeurs telles que le dépassement de soi et la quête de liberté ont initialement animé ce besoin de courir, le réalisateur Pierre Morath parvient à nous montrer l’importance de courir pour soi, sans nécessairement l’associer à une quête de performance. « Les gens courent et ont les yeux rivés sur leur montre ! » nous dit, nostalgique, un ancien marathonien.

Alors, enfilons nos baskets, et allons-y, sans nous soucier de rien !

–> Tu peux le louer sur ARTE ! <–


J’ai découvert la course à pied il y a tout juste un an, grâce à Iris, la petite soeur de mon amoureux. Alors que ce sport me semblait totalement inaccessible, elles est parvenue à me communiquer ce bien être que je n’ai cessé de ressentir lors de mes différentes sorties.

Cependant depuis les vacances de Noël, je n’ai pas réussi à reprendre la course. Je fais beaucoup de sport, mais j’ai ressenti ces derniers mois une pression compétitive me disant qu’il fallait courir plus vite et m’équiper mieux. Devoir sortir systématiquement avec mon téléphone pour mesurer mes évolutions m’a fait perdre de vue ce que j’avais initialement adoré dans la course à pied : aucun matériel n’est nécessaire, c’est moi toute entière et toute seule qui me met en mouvement et met en vie mon corps et mon esprit. Alors que j’ai regardé en 1 semaine trois fois ce documentaire, j’espère réussir à trottiner à nouveau incessamment sous peu !

Et toi, tu cours ? Et tu cours après quoi au juste ?

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